N’ayons pas peur de la tour d’ivoire – Theodor W. Adorno

Un entretien du Spiegel avec le professeur de philosophie sociale francfortois Theodor W. Adorno.

Spiegel : Monsieur le professeur, le monde semblait encore aller bien il y a deux semaines.

Adorno : Pas pour moi.

Spiegel: … Vous disiez que votre rapport aux étudiants ne s’était pas dégradé. Dans vos cours, les affaires personnelles ne troubleraient pas le déroulement de discussions stimulantes et objectives. Vous venez pourtant d’annuler votre cours magistral.

Adorno : Je n’ai pas annulé mon cours pour l’ensemble du semestre mais seulement pour le moment. J’entends reprendre dans quelques semaines. C’est ce que font tous mes collègues lors de pareilles interruptions.

Spiegel : A-t-on eu recours à la violence à votre encontre ?

Adorno : Pas à la violence physique, mais on a fait tellement de bruit que le cours aurait été inaudible. Ceci était manifestement planifié.

Spiegel : Rejetez-vous seulement la forme des agissements étudiants à votre encontre – sachant qu’il s’agit d’étudiants qui auparavant s’étaient rangés de votre côté – , ou est-ce que leurs objectifs politiques vous dérangent aussi ? Dans le passé régnait plutôt l’harmonie entre vous et les rebelles1.

Adorno : Les différences ne se manifestent pas sur ce plan. J’ai récemment affirmé dans un entretien télévisé que j’avais certes mis en place un modèle théorique mais que je ne pouvais pas me douter que des gens chercheraient à le réaliser en jetant des cocktails Molotov. Cette phrase a été citée d’innombrables fois mais sa signification dépend beaucoup de l’interprétation qu’on lui donne.

Spiegel : Comment l’interpréteriez vous aujourd’hui  ?

Adorno : Je n’ai jamais fourni dans mes écrits de modèle pour de quelconques actes et modes d’action. Je suis un homme théorique qui ressent la pensée théorique comme extraordinairement proche de ses intentions artistiques. Mon éloignement de la praxis ne date pas d’hier et ma pensée se situe depuis toujours dans un rapport très indirect à celle-ci. Le fait que certains thèmes se sont ancrés dans la conscience a peut-être produit des effets pratiques mais je n’ai jamais dit quoique ce soit en vue d’actions pratiques immédiates. Depuis que tout ce cirque a commencé pour la première fois à Berlin en 1967, certains groupes d’étudiants ont essayé encore et encore de me forcer à la solidarité en exigeant des actes pratiques de ma part. Ce que j’ai refusé.

Spiegel : Mais la théorie critique entend ne pas laisser les conditions existantes telles quelle sont. C’est ce que les étudiants de la SDS2 ont appris de vous. Vous refusez pourtant maintenant, monsieur le professeur, de vous engager dans la praxis. Ne cultivez-vous pas finalement qu’une «  liturgie de la critique  » comme l’a affirmé Dahrendorf ?

Adorno : Chez Dahrendorf3, règne un ton général de certitude « joyeuse et guillerette » : œuvrons à améliorer les choses à une petite échelle et peut-être que le tout changera pour le mieux. Je rejette une telle prémisse. Au sein de l’APO, on est toujours sommé de se livrer et de participer. C’est à cette injonction que j’ai toujours résisté depuis ma tendre jeunesse. Et rien n’a changé chez moi de ce point de vue là. J’essaye d’exprimer ce que je vois et ce que je pense. Mais je ne peux pas l’arranger en fonction de ce que l’on veut en faire et de ce que l’on en fait.

Spiegel : La science depuis la tour d’ivoire alors?

Adorno : Je ne crains aucunement l’expression «  tour d’ivoire  ». Cette dernière a déjà connu des jours meilleurs depuis son emploi par Baudelaire. Cependant, quitte à parler de tour d’ivoire  : je pense qu’une théorie est bien d’avantage capable d’avoir des effets pratiques en raison de son objectivité propre que si elle se soumet d’emblée à la praxis. Le malheur se situe précisément dans le fait que la théorie se voit soumise à une pré-censure pratique. On veut par exemple m’interdire d’exprimer certaines choses simples qui montrent le caractère illusoire de beaucoup des objectifs politiques de certains étudiants.

Spiegel : Ces étudiants suscitent manifestement une grande adhésion.

Adorno : Un petit groupe réussit toujours à exercer des contraintes de loyauté auxquelles une majorité des étudiants de gauche ne peut faire défaut. Mais, permettez moi d’insister là-dessus, ils ne peuvent ce faisant se référer à des modèles d’action que je leur aurai donnés pour ensuite dire que je m’en serais écarté. Il ne peut être question de tels modèles.

Spiegel : Il est pourtant vrai que les étudiants se réfèrent parfois très directement, parfois indirectement, à votre critique sociale. Sans vos théories, le mouvement de protestation étudiant n’aurait peut-être jamais vu le jour.

Adorno : Je ne le nie pas. Ce lien demeure cependant difficile à cerner. Je veux bien croire que la critique de la manipulation de l’opinion publique, que je trouve totalement légitime y compris dans ces formes les plus démonstratives, n’aurait pas été possible sans le chapitre sur l’industrie culturelle dans la Dialectique de la raison4. Mais je pense que l’on conçoit souvent le rapport entre théorie et praxis de manière trop réductrice. Quand on a passé vingt ans comme moi à enseigner et à publier avec une telle intensité, cela finit bien par entrer dans la conscience collective.

Spiegel : Et de cette manière aussi dans la praxis ?

Adorno : Sous certaines conditions – mais il n’en va pas ainsi nécessairement. Dans nos travaux, l’insistance sur la totalité sociale restreint largement la valeur d’actions dites individuelles.

Spiegel : Mais comment voulez-vous changer la totalité sociale sans actions individuelles  ?

Adorno : Cela me dépasse. À la question «  que faire  ? », je ne peux répondre la plupart du temps que : « je ne sais pas ». Je ne peux qu’essayer d’analyser sans concession ce qui existe. On me fait alors le reproche suivant : « si tu fais de la critique, alors il est de ton devoir de dire comment améliorer les choses ». Je tiens toutefois cette idée pour un préjugé bourgeois. L’histoire a montré de nombreuses fois que ce sont justement les œuvres ayant des intentions purement théoriques qui modifient la conscience et par là aussi la réalité sociale.

Spiegel : Vous avez pourtant délimité dans vos travaux la théorie critique de tout un ensemble d’autres théories. Celle-ci ne doit pas seulement décrire empiriquement la réalité mais aussi réfléchir en parallèle à l’institution d’une bonne société.

Adorno : Il s’agissait là de la critique du positivisme. Notez bien l’expression « réfléchir à ». Je n’affirme à aucun moment dans cette phrase avoir la prétention d’indiquer comment agir.

Spiegel  : Mais vous avez affirmé un jour que la théorie critique devrait  « soulever la pierre sous laquelle couve le chaos »5. Est-ce si incompréhensible que les étudiants jettent cette pierre maintenant  ?

Adorno : Ce n’est certainement pas incompréhensible. Je pense que le mouvementisme peut être largement expliqué par le désespoir car les hommes ressentent le peu de pouvoir qu’ils ont pour changer la société. Mais je suis aussi convaincu du fait que ces actions individuelles sont condamnées à échouer comme l’a montré la révolte de mai en France.

Spiegel : Si les actions individuelles n’ont effectivement pas de sens, alors ne reste-t-il que «  l’impuissance critique » comme vous l’a reproché le SDS  ?

Adorno : Il y a une phrase de Grabbe6 qui dit : « Car rien d’autre que le désespoir ne peut nous sauver ». C’est de la provocation mais ce n’est pas bête. Je ne vois pas ce que l’on peut reprocher au fait d’être désespéré, pessimiste et négatif dans le monde dans lequel on vit. Bornées sont plutôt les personnes qui essayent obstinément de recouvrir le désespoir objectif par l’optimisme triomphal de l’action immédiate afin de se faciliter les choses sur le plan psychologique.

Spiegel : Votre collègue Jürgen Habermas, un autre défenseur de la Théorie critique, vient d’admettre dans un essai que les étudiants se sont adonnés à un «  provocationnisme riche en imagination » et qu’ils ont vraiment essayé de changer les choses.

Adorno : Je suis d’accord sur ce point avec Habermas. Je pense que la réforme de l’enseignement supérieur7, dont nous ne savons d’ailleurs pas encore à quoi elle aboutira, n’aurait jamais vu le jour sans les étudiants. Je pense que l’attention générale portée aux processus d’abêtissement qui règnent dans la société contemporaine ne se serait jamais cristallisée sans le mouvement étudiant. Et je continue de penser – pour mentionner quelque chose de concret – que c’est seulement à travers l’enquête menée par les étudiants berlinois sur le meurtre d’Ohnesorg8 que toute cette histoire horrible a pu émerger dans la sphère publique. Je voudrais souligner par là que je ne suis en rien hermétique aux conséquences pratiques lorsque celles-ci me sont limpides.

Spiegel : Et quand vous étaient-elles limpides ?

Adorno : J’ai participé à des rassemblements contre les lois d’urgence9 et j’ai fait dans le domaine de la réforme du droit pénal ce que je pouvais faire. Mais il y a quand même une différence radicale entre faire des choses de ce genre et prend part à une praxis vraiment déjà semi-délirante consistant à jeter des pierres contre des instituts universitaires.

Spiegel : À quoi mesurez-vous si une action est sensée ou pas  ?

Adorno : D’un côté, toute prise de décision dépend largement de la situation concrète donnée. De l’autre, j’ai cependant les plus grandes réserves quant à tout recours à la violence. Je devrais renier toute ma vie – l’expérience de Hitler et ce que j’ai pu observer du stalinisme – si je ne refusais pas d’entrer dans le cercle éternel de l’emploi de la violence contre la violence. Je ne peux me représenter une praxis transformant les choses de manière sensée que comme une praxis non-violente.

Spiegel : Même sous une dictature fasciste ?

Adorno : Bien sûr qu’il y aura des situations où la question se posera différemment. On ne peut réagir qu’avec violence face à un véritable fascisme. Je suis tout sauf rigide sur cette question. Je refuse cependant tout soutien à ceux qui prêchent la violence après l’extermination de millions d’individus dans les États totalitaires. C’est un seuil décisif que je ne franchirai pas.

Spiegel : Est-ce que ce seuil a été franchi quand des étudiants ont tenté par des sit-in de bloquer la livraison des journaux de Springer10 ?

Adorno : Je considère ces sit-in comme légitimes.

Spiegel : Est-ce ce que seuil a été franchi quand des étudiants ont interrompu votre cours en faisant du chahut et des performances sexuelles ?

Adorno : C’est un comble de me prendre pour cible alors que je me suis toujours prononcé contre toute forme de répression érotique et de tabous sexuels. Tenter de m’humilier en lâchant sur moi trois filles affublées en hippies ! J’ai trouvé cela répugnant. L’excitation que l’on cherche à générer ainsi n’est au fond rien d’autre que la réaction du petit bourgeois qui ricane – hihi ! – quand il voit une fille aux seins dénudés. Bien sûr que cette stupidité a été planifiée.

Spiegel : Peut-être que cet acte inattendu avait pour fin de troubler votre théorie ?

Adorno : Il me semble que ce n’est pas tant le contenu de mes cours qui comptait dans cette action mais bien plus la publicité que l’aile radicale du mouvement étudiant espérait en retirer. Celle-ci craint de sombrer dans l’oubli. Elle devient ainsi l’esclave de sa propre publicité. Un séminaire comme le mien, fréquenté par plus de 1000 personnes, constitue bien sûr un forum idéal pour la propagande par le fait.

Spiegel : Est-ce que cette action ne peut pas aussi être interprétée comme un acte de désespoir ? Peut-être que les étudiants s’étaient sentis abandonnés par une théorie dont ils pensaient au moins qu’elle se laisserait traduire dans une praxis de transformation sociale ?

Adorno : Les étudiants n’ont même pas essayé de discuter avec moi. Ce qui rend si difficile pour moi l’interaction avec les étudiants est le primat qu’ils accordent à la tactique. Mes amis et moi avons l’impression de n’être plus que des objets dans des plans calculés au millimètre. La prise en compte du droit des minorités, pourtant constitutif de la liberté, ne joue plus aucun rôle. On se rend aveugle face à l’objectivité de la chose.

Spiegel : Et compte tenu de telles contraintes, vous renoncez à une stratégie de défense ?

Adorno : Mes centres d’intérêt tendent de plus en plus vers la théorie philosophique. Si je donnais des conseils pratiques, comme l’a fait jusqu’à un certain degré Herbert Marcuse, cela nuirait à ma productivité. On peut dire beaucoup de choses contre cette division du travail, mais même Marx, qui l’avait attaquée avec virulence dans sa jeunesse, dut reconnaître plus tard qu’on ne peut fonctionner sans division du travail.

Spiegel : Vous avez d’ores et déjà opté pour la partie théorique, les autres pouvant s’occuper de la partie pratique. Ne serait-ce pas mieux si la théorie reflétait en même temps la praxis  et par conséquent les actions militantes actuelles ?

Adorno : Cela me semblerait justifié dans certaines situations. Dans le moment présent, il me paraît cependant beaucoup plus important de réfléchir à l’anatomie du mouvementisme.

Spiegel : Donc de nouveau de la théorie  ?

Adorno : J’accorde actuellement une plus grande importance à la théorie. J’ai – avant tout dans Dialectique négative – largement traité de ces choses avant que le conflit actuel éclate.

Spiegel : Dans la Dialectique négative nous trouvons le constat résigné suivant  : «  La philosophie qui parut jadis dépassée, se maintient en vie parce que le moment de sa réalisation fut manqué ».11 Une pareille philosophie qui se situerait au delà de tous les conflits ne risque-t-elle pas de se transformer en plaisanterie ? Est-ce une question que vous vous êtes vous-même posée ?

Adorno : Je considère comme par le passé que c’est précisément sous la contrainte pratique d’un monde fonctionnel et pragmatique que l’on doit s’accrocher à la théorie. Les évènements les plus récents ne me détourneront pas de ce que j’ai écrit.

Spiegel : Dans les moments de résignation les plus sombres, pour reprendre la formule de votre ami Habermas, votre dialectique s’est jusqu’ici abandonnée au tourbillon destructeur de la pulsion de mort.

Adorno : Je dirais plutôt que la propension obstinée à la positivité émerge de la pulsion de mort.

Spiegel : La vertu de la philosophie serait donc de regarder le négatif dans les yeux sans chercher à le distordre ?

Adorno : La philosophie ne peut pas d’elle-même suggérer des mesures ou des propositions de changement. Elle participe au changement précisément dans la mesure où elle demeure théorie. Il faudrait quand même enfin se demander si le fait de penser et écrire les choses comme je le fais ne constitue pas déjà une forme de résistance. La théorie n’est-elle pas elle aussi une forme authentique de praxis ?

Spiegel : N’y a-t-il pas des situations, comme par exemple en Grèce12, où, au delà de la réflexion critique, vous soutiendriez des actions concrètes ?

Adorno : En Grèce j’approuverais bien évidemment toute forme d’action. La situation y est totalement différente. Mais prodiguer d’un lieu sûr des conseils du type « faites donc la révolution » me semble tellement puéril que cela en devient gênant.

Spiegel : Vous considérez donc que la forme la plus sensée et nécessaire de votre activité en RFA consiste à continuer à développer l’analyse des rapports sociaux ?

Adorno : Oui, et, et de me plonger dans l’étude de certains phénomènes très spécifiques. Je n’éprouve aucune gêne à dire en public que je travaille à un livre sur l’esthétique.

Spiegel : Monsieur le professeur, nous vous remercions pour cet entretien.

Traduit de l’allemand par Memphis Krickeberg

Paru initialement dans le Spiegel du 05/05/1969, http://www.spiegel.de/spiegel/print/d-45741579.html

1Cet entretien intervient dans le cadre d’un débat plus large entre Adorno et le mouvement étudiant. Voir à ce sujet : Adorno Theodor W., « Notes sur la théorie et la pratique » in Modèles critiques, Payot, 1984, p. 276-296 ou encore la correspondance avec Marcuse : « Letters Between Adorno and Marcuse Debate 60s Student Activism », critical-theory.com, http://www.critical-theory.com/letters-adorno-marcuse-discuss-60s-student-activism/

2Fondé en 1946 en tant qu’organisation étudiante du SPD, le Sozialistische Deutsche Studentenbund (Union des étudiants socialistes, SDS) en fut exclu en 1961. Le SDS devint au moment de la grande coalition entre SPD et CDU en 1966, le principal vecteur d’agitation et de mobilisation au sein de l’opposition extra-parlementaire (außerparlamentarische Opposition, APO).

3Ralf Gustav Dahrendorf ( 1929-2009), de nationalité allemande et britannique, fut un sociologue, philosophe, politiste et homme politique libéral. Ses travaux portent sur les divisions, rapports et conflits de classe dans les sociétés contemporaines.

4Adorno Theodor W. & Horkheimer Max, La dialectique de la raison, Gallimard, 1983.

5Adorno Theodor W. « Sociologie et recherche empirique » in Adorno Theodor W. & Popper Karl (dir.), De Vienne à Francfort. La querelle allemande des sciences sociales, Éditions Complexes, p. 59.

6Christian Dietrich Grabbe (1801-1836) fut une écrivain et auteur dramatique allemand.

7 Sous la pression notamment du mouvement étudiant, les universités allemandes initient à partir de 1968 un mouvement de réforme caractérisé par des tendances à la démocratisation, à la massification, à d’avantage d’ouverture et de pluralisme scientifique, de liberté d’expression et de libertés politiques et à un enseignement d’avantage en lien avec les grandes questions sociales et d’avantage orienté vers la pratique.

8Benno Ohnesorg (1960-1967) fut un étudiant allemand tué par un policier lors d’une manifestation contre la venue du Shah à Berlin-Ouest le 2 juin 1967. Sa mort contribua à radicaliser le mouvement étudiant.

9L’état d’urgence en Allemagne est organisé par des dispositions introduites dans la Loi fondamentale en 1968 ; celles-ci permettent aux organes institutionnels fédéraux d’agir dans une situation de crise telle qu’une catastrophe naturelle, une insurrection ou une guerre. L’adoption des lois d’urgence donna lieu à un très important mouvement de protestation conduit par l’APO.

10Suite à une série d’articles mensongers et hargneux au sujet de la mort d’Ohnesorg et du leader de l’APO Rudi Duschke publiés dans les journaux de Springer, l’APO initie une série d’actions militantes à partir de 1968 contre le groupe.

11Adorno Theodor, Dialectique négative, Payot, 2003, p.13.

12 Le 21 avril 1967, des officiers emmenés par le colonel Georgios Papadopoulos prennent le pouvoir par la force en Grèce, abolissent la constitution et instaurent une dictature militaire.

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Theodor W. Adorno (1903-1969) est un philosophe, sociologue, compositeur et musicologue allemand. Il est l’un des principaux représentants de l’École de Francfort, au sein de laquelle a été élaborée la Théorie critique. Il a notamment écrit La dialectique de la raison (avec Marx Horkheimer, 1944), Minima Moralia ( 1951) et Dialectique négative 1966.